Novecento. Un monologo, Alessandro Baricco


Présentation de l’éditeur :

Il Virginian era un piroscafo. Negli anni tra le due guerre faceva la spola tra Europa e America, con il suo carico di milliardari, di emigranti e di gente qualsiasi. Dicono che sul Virginian si esibisse ogni sera un pianista straordinario, dalla tecnica strabiliante, capace di suonare una musica mai sentita prima, meravigliosa. Dicono che la sua storia fosse pazzesca, che fosse nato su quella nave e da lì non fosse mai sceso. Dicono che nessuno sapesse il perché.

Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui : la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.
Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses.



Mon avis :

A force de voir ce livre encensé sur la blogosphère, j’ai eu envie de le découvrir à mon tour. Maintenant que c’est chose faite, j’en garde malheureusement une impression en demi-teintes, sans doute parce que j’en attendais trop.

Ce qui m’a principalement déçue, c’est l’histoire. Je la trouve très belle, émouvante et riche, mais je m’attendais à mieux encore. Le thème : un homme, né sur un bateau qu’il n’a jamais quitté, qui joue une musique inconnue et merveilleuse, m’attirait pourtant beaucoup et a été particulièrement bien traité par Alessandro Baricco. Au-delà de l’apparence simple de cette intrigue, celle-ci constitue une magnifique métaphore de la peur de vivre et de l’insatisfaction de la réalité face au rêve. De plus, loin de sombrer dans le pathétisme larmoyant, l’auteur déjoue habilement cet écueil grâce à quelques scènes absurdes et humoristiques, très bien placées, sans en faire trop : juste de quoi faire naître un sourire entre les larmes.

Ce qui m’a particulièrement plu par contre, et à quoi je ne m’attendais pas du tout, c’est l’aspect oral du récit : initialement écrit pour le théâtre, ce monologue est le texte le plus « dit » que j’aie jamais lu. Habituellement, même lorsque je lis des pièces théâtrales, je les lis ; ce monologue, je ne l’ai pas lu, je l’ai entendu, véritablement. Il n’y a aucune didascalie de l’auteur pour les intonations, mais il a su intégrer celles-ci directement au texte, par la ponctuation notamment. Les points de suspension et les barres obliques sont assez abondants par exemple et donnent un rythme particulier au récit, presque musical, comme le roulement de la mer contre le navire.

Une très belle histoire, dont j’attendais peut-être trop, mais aussi et surtout une expérience stylistique étonnante et virtuose !

Des notes et des mots : la musique est omniprésente dans ce monologue, que ce soit au niveau stylistique, de la mise en scène (il est indiqué plusieurs fois quel type de musique doit être joué à ce moment-là) ou de l’intrigue : le personnage principal, Novecento, est un pianiste virtuose, capable de jouer des mélodies inconnues et venues d’ailleurs, celles de l’Océan. Le narrateur est lui-même musicien et donc sensible à cet art qu’il a exercé auprès de son ami. 

  
La note liminaire de l’auteur :
Ho scritto questo testo per un attore, Eugenio Allegri, e un regista, Gabriele Vacis. Loro ne hanno fatto uno spettacolo che ha debuttato al festival di Asti nel luglio di quest’anno. Non so se questo sia sufficiente per dire che ho scritto un testo teatrale: ma ne dubito. Adesso che lo vedo in forma di libro, mi sembra piuttosto un testo che sta in bilico tra una vera messa in scena e un racconto da leggere ad alta voce. Non credo che ci sia un nome, per testi del genere. Comunque, poco importa. A me sembra una bella storia, che valeva la pena di raccontare. E mi piace pensare che qualcuno la leggerà.
[BARICCO Alessandro, Novecento. Un monologo, Milano, Universale Economica Feltrinelli, 1994.]

***
Cet article est également publié sur le blog Passion Bouquins.

*
Du même auteur :

5 commentaires:

  1. Mon préféré de Baricco, je l'ai lu et surtout écouté en lecture publique accompagné au piano.
    Un très beau souvenir.

    RépondreSupprimer
  2. Un livre que j'ai lu il y a très longtemps et dont finalement je garde assez peu de souvenirs (je me souviens de la fin assez burlesque et d'une discussion autour des noms de chevaux lors des courses hippiques, si je ne confonds pas !). A l'époque, j'avais bien aimé la poésie du roman, même si ça n'avait pas été un coup de cœur, donc je comprends ta déception :)
    Comme toujours en tout cas, un article très bien présenté et intéressant à lire !

    RépondreSupprimer
  3. Je suis un peu comme MArine, je n'ai aps de souvenir très précis... J'avais mieux aimé "Soie" quand même.

    RépondreSupprimer
  4. J'ai également été déçue par ce roman, peut être trop court pour rentrer dans l'univers de ce pianiste.

    RépondreSupprimer
  5. je suis d'accord avec toi, c'est surtout l'écriture qui prime dans ce texte

    RépondreSupprimer