Le charme des musées. Petite balade à travers les arts et les traditions, Frédérique Bardon


Présentation de l’éditeur :

La collection « Petite philosophie du voyage » invite Frédérique Bardon, amateur d'art et d'histoire, à célébrer le charme des musées. Gardiens des trésors du passé, lieux de beauté, de contemplation et de connaissance, ils offrent au flâneur, par le prisme singulier de leurs collections, une vision du monde à la fois incarnée et multiple.


Mon avis :

Ce 29e ouvrage de la collection Petite Philosophie du voyage s’ouvre sur la visite du site de Font-de-Gaume en Dordogne, une région qui m’est familière et que j’apprécie beaucoup. A ce premier musée succède une série d’autres, que l’auteure évoque toujours avec tendresse et émerveillement, donnant envie de la suivre dans ses déambulations artistiques. De l’entrée aux lieux de restauration des œuvres, l’ensemble de cette institution est parcouru, de même que ses visiteurs : leur façon de regarder les œuvres, de marcher dans le musée, en fonction de leurs habitudes, de leur passion et de leur type de personnalité. Les critiques qui sont souvent faites à ces lieux, comme le fait de couper les œuvres de leur milieu, sont également abordées par Frédérique Bardon qui y répond sans animosité, forte de sa passion et de sa conviction. Au rythme de la balade dans les musées, ce petit livre propose une redécouverte de ces lieux culturels, si riches en émotions pour le spectateur qui sait s’y rendre, grâce à une auteure qui sait partager sa passion sans l’imposer, avec délicatesse.

Pourquoi pas un coup de cœur comme pour les textes précédents de la collection alors ? Je pense que je n’étais pas dans de bonnes conditions pour apprécier pleinement ce texte que j’ai survolé plutôt que « vécu » comme les précédents. Je le relirai peut-être un jour, pourquoi pas avant/après la visite d’un musée pour en savourer toute la saveur et l’émotion.


Un des extraits qui témoigne de la passion de l’auteure :
Dispersant mes centres d’intérêt, je suis une nomade de regards et de goûts, qui considère le Louvre comme sa maison. De la Grande Galerie au couloir des Poules, j’y traîne comme dans mon jardin. Je peux ne pas lever la tête si, perdue dans mes pensées, j’ai décidé de rendre visite à une seule toile, de saluer la petite chouette d’Athéna ou de m’asseoir sous les fenêtres de Morellet. J’ai parfois le pas si assuré qu’il arrive que les gardiens me saluent comme si je travaillais avec eux. Les musées sont mes complices, les œuvres mes camarades !
[BARDON Frédérique, Le charme des musées. Petite balade à travers les arts et les traditions, Paris, Transboréal, 2011, coll. Petite philosophie du voyage, pp. 20-21.]

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