La mauvaise rencontre, Philippe Grimbert


Présentation de l’éditeur :

« Rien n’aurait dû séparer les deux garçons, croix de bois croix de fer, à la vie à la mort. Il n’y a pas eu de rivalités imbéciles, c’est autre chose qui les a déchirés, quelque chose qui était là depuis le début, mais que personne ne pouvait encore imaginer. »



Mon avis :

Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai immédiatement repensé à Un secret, publié cinq ans avant La mauvaise rencontre, mais que je n’ai lu qu’il y a quelques mois. Les thèmes me semblaient très proches : la psychanalyse, la façon dont le narrateur y arrive, le poids du passé et des secrets, le tout narré de façon à distiller le malaise et à susciter la curiosité du lecteur. Même si j’ai eu le sentiment que l’auteur avait commencé à trouver son style, à l’affirmer davantage que dans son second ouvrage, j’étais déçue qu’il n’ait pas su se renouveler au niveau thématique.

Malgré cette déconvenue, j’ai persisté et ai fini par me prendre dans le filet de cette intrigue, entre ses mailles finement tressées pour piéger le lecteur. Le malaise ambiant m’a gagnée et je tournais les pages avec inquiétude, craignant de découvrir la suite. Les actes manqués du narrateur, Loup, se succédaient, m’attachant à lui sans que j’y prête attention. Puis vint le moment de la révélation : elle m’a surprise, aucune de mes hypothèses ne s’est avérée juste, et l’histoire a pris un tournant tout à fait différent d’Un secret. Les indices étaient pourtant présents tout au long du roman, tissant leur toile insidieusement, secrètement, mais je n’ai rien vu venir. Enfin, la fin, assez ouverte, me laisse époustouflée par ce livre, par la façon dont Grimbert m’a menée jusqu’à cette conclusion inquiétante et cette question lancinante.

Une rencontre qui avait plutôt mal commencé, mais qui a finalement su me convaincre.


Le début du roman :
Il n’y a pas eu de filles dans cette histoire. Juste deux garçons et ça n’a pas été plus simple pour autant. Bien sûr, les années passant, une ou deux beautés ont fait leur apparition, trois petits tours et puis s’en sont allées. Elles ont pris le bras de l’un, la bouche de l’autre, mais cela est resté une histoire de garçons.
[GRIMBERT Philippe, La mauvaise rencontre, Paris, Le livre de poche, 2010, p. 11.]


Note : la critique qui a fait remonter ce livre vers le haut de ma LAL est celle de Stéphanie (du blog
Semer des mots…)

1 commentaire:

  1. Je suis ravie que mes mots te donnent envie de lire les mots des autres...

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