Le goût de la politesse. Petit précis des bonnes manières à l'usage du vaste monde, Bertrand Buffon



Présentation de l’éditeur :

La collection « Petite philosophie du voyage » invite Bertrand Buffon, chef de cabinet, à éclairer une vertu qui manifeste le respect qu’on témoigne à l’autre quel qu’il soit. Au gré de mille nuances culturelles, la politesse, loin de se réduire à des règles tatillonnes, fonde la société, et apporte à celui qui en a le goût un surcroît de bonheur et d’humanité.


Mon avis :

Ce goût de la politesse est le premier livre de la « Petite philosophie du voyage » que j’avais repéré en librairie et que j’avais eu envie de découvrir. Cette lecture a finalement longtemps été retardée (c’est toujours quand je me décide à cesser de résister que les livres disparaissent des rayons…) et précédée par d’autres de la même collection, mais cette attente en valait la peine.

La forme du texte m’a assez surprise au premier abord : je m’attendais à un témoignage assez libre, rédigé au gré de l’inspiration, comme dans ceux que j’ai lus jusqu’à présent, mais il s’agissait cette fois d’un essai très structuré, dont le plan est établi et énoncé dès les premières pages. « Spécialiste de la rhétorique », Bertrand Buffon ne laisse pas les mots courir sur la page et lui échapper, mais les contrôle et connaît leur valeur, à l’image de « l’homme poli » dont il parle. Dans cet éloge de la politesse, il définit tout d’abord cette vertu jugée si « ringarde » par certains, puis répond aux critiques qui lui sont faites, pour, enfin, donner quelques règles afin de l’acquérir. Loin de dresser un catalogue du savoir-vivre comme il en existe déjà plusieurs, il en rappelle l’esprit et les principes fondamentaux : à chacun ensuite d’apprendre à l’exercer adéquatement dans chaque situation particulière.

Ce petit précis des bonnes manières à l’usage du vaste monde, qui a trompé mes attentes initiales : j’espérais par exemple un peu plus d’anecdotes et de récits de voyage, a su me séduire, tant par son style précis et construit que par la conception de la politesse qu’il véhicule. Au-delà des gestes et du BAM (bonjour-au revoir-merci), cette vertu est un état d’esprit qui se cultive, s’apprend et s’acquiert si on en prend la peine et le temps. La vie en est alors embellie et poétisée.

Bien que ce ne soit pas mon voyage préféré dans la collection de Transboréal, j’en garderai un excellent souvenir de lecture et l’envie d’acquérir cette politesse dont parle si bien Bertrand Buffon.


La citation liminaire :
La politesse est la fleur de l’humanité. Qui n’est pas assez poli n’est pas assez humain.
[JOUBERT Joseph, Pensées, dans BUFFON Bertrand, Le goût de la politesse. Petit précis des bonnes manières à l’usage du vaste monde, Paris, Transboréal, 2008, coll. « Petite Philosophie du voyage », p. 9.] 
 
***
Dans la même collection :

2 commentaires:

  1. La citation que tu donnes est très belle :)

    Personnellement je n'aime pas trop les écrits du type essai et jamais le peu que j'en ai lu ne m'a fait bonne impression. Si j'arrive à trouve ce livre pour le feuilleter un peu, je le ferai pour voir ce bijou que tu décris.

    Outre un plaisir de lecture évident, est-ce que ce livre t'a apporté autre chose ? (Effet didactique ou autre chose ?)

    RépondreSupprimer
  2. Question très intéressante, merci de l'avoir posée. :) Comme je l'ai dit en fin d'article, ça m'a donné envie d'acquérir cette politesse dont parle si bien l'auteur. Ca m'a aussi apporté une nouvelle vision de la politesse en général : pas seulement limitée à des gestes et à des conventions, mais avant tout un état d'esprit et un embellissement de la vie.

    RépondreSupprimer